06/06/2026
La rééducation de l'écriture ne se passe pas qu'en séance. C'est justement entre les rendez-vous que le geste s'automatise - grâce à un entraînement quotidien court et régulier. Voici comment accompagner votre enfant sans le mettre sous pression.
10 à 15 minutes par jour, pas plus
L'entraînement quotidien est court par nature. Ce n'est pas la durée qui compte, c'est la régularité. Mieux vaut 10 minutes tous les jours qu'une heure le week-end. Le geste graphique s'automatise comme un réflexe, et les réflexes se construisent dans la répétition calme, pas dans l'effort intense.
Créez un rituel, pas une contrainte
Choisissez un moment fixe dans la journée : après le goûter, avant le dîner. Un moment calme, sans distractions. Installez votre enfant confortablement, à une table à la bonne hauteur, avec un bon éclairage.
Faites les exercices prescrits, dans l'ordre
Les exercices donnés en séance sont progressifs et personnalisés. Résistez à la tentation d'en ajouter ou d'en sauter. Faites confiance au programme — il est conçu pour votre enfant spécifiquement.
Encouragez, n'évaluez pas
Votre rôle n'est pas de noter ou de corriger, mais d'encourager. Commentez les progrès, même infimes : « tu tiens mieux ton crayon aujourd'hui », « tu as bien positionné ta main sous la ligne». L'estime de soi est un carburant essentiel de la rééducation. Vous jouez un rôle essentiel en observant et en réajustant si besoin une mauvaise posture, d'où l'importance de votre présence active en séance.
En cas de fatigue ou de résistance
C'est normal. Ne forcez pas. Faites une pause, revenez demain. Ce qui compte, c'est la régularité sur la durée — pas la perfection de chaque session.
Je m'appelle Armelle Couchon et je suis graphopédagogue certifiée, membre du réseau Association 5E. Je reçois des enfants, adolescents et adultes sur rendez-vous à Lemps et à Saint-Péray (Ardèche).